«Le respect de l’esthétique
est le premier signe de l’impuissance.»
F.M. Dostoïevski

BIOGRAPHIE

Mariage de Gerard et Catherine

Une vie ou un roman ?

Si Gandhi annonçait la couleur de son destin en proclamant que « nous devons être ce que nous
voulons pour le monde », à contrario il y a des œuvres dont on se félicite qu’elles n’imitent pas
les vies de leurs auteurs. Peut-on avoir une petite vie et une grande œuvre ? Doit-on donner du
crédit à celui qui n’en parle pas bien ? Est-il bien raisonnable de lire un auteur qu’on peut croiser
dans la rue ? L’écrivain est-il quelqu’un de normal ? Les réponses sont aussi nombreuses que
les invendus qu’on pilonne si les ventes ne décollent pas. Une seule certitude, on n’a guère plus
de chances d’être lu en écrivant des romans en France, que de gagner au Loto : une sur un
million. La durée de vie en librairie d’un roman est de trois semaines à deux mois, dans le
meilleur des cas et les ventes, qu’il ne faut pas confondre avec les tirages dépassent rarement
les dix mille exemplaires.

Les droits d’auteurs d’un romancier moyen sont donc de quinze à vingt mille euros ; à part
Amélie Nothomb personne n’écrit un livre par an, le plus souvent tous les deux ou trois ans :
ce qui équivaut à peine au RSA.  Il vaut donc mieux réussir sa vie, puis accessoirement écrire,
incidemment être publié, exceptionnellement édité, miraculeusement lu. Un auteur est son
premier lecteur et dans 98% des cas il est aussi le dernier, si l’on excepte ses proches
et encore !

Pourquoi donc se frotter à la littérature ? Se piquer d’être écrivain ? Quel narcissisme dérisoire!
N’importe quel navet télévisuel recueille, au pire, une audience digne d’un bestseller miraculeux.
Alors si ce n’est ni par goût du lucre, ni par celui de la célébrité, quelle raison peut bien pousser
à soulever la plume sans espoir raisonnable d’être lu ? La nécessité ! Le sentiment ancré au fond
de soi que rien d’autre n’a plus d’importance. Qu’on ne sait faire que cela, au fond. Même si
comme disait Jules Renard, « C’est enrageant de n’être pas Victor Hugo». Une fois nos proches
à l’abri du besoin, sans hésiter, donnons une vie pour un roman, réussi. C’est une juste
proportion.
Gerard et Catherine
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1951-1961 : l’Enfance 

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1962-1969 : l’Adolescence

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1970-1978 : les années de Jeunesse

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1979-1986 : Les années floues, du social au culturel

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1986-1996 : les années de cristallisation, l’Institution en trompe-l’œil

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1996-2009 : révélations et constructions 

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2009 et après : la liberté d’une maturité éclairée

Moine trappiste
Moine trappiste
Albert
Albert
Mariage de Jean et Denise
Mariage de
Jean et Denise
Marthe et Gaston
Marthe et Gaston
Gérard Albert Brision  -  La Cour de France  -  14130 Pierrefitte en Auge